"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

vendredi 8 avril 2016

Des ailes pousseront dans nos manches



Les autoroutes sont peut-être faites pour ça, se perdre.

Les ceintures cachent des bretelles 

qui donnent sur des lignes adroites

loin des côtes,

de mes côtes,

un embarquement offshore

qui déboussole.

Même le café ici a un goût de 

- Misère ! a dit Jim Harrison.

Nous sommes des Peaux rouges

sur cette terre qui nous brasse.

Un jour, en fermant les yeux,

des ailes pousseront dans nos manches

et nous volerons. 

 



 

 

mercredi 6 avril 2016

Les mois de mars sont formidables




Pour mémoire, c'est tout l'objet -aussi- du blog.


Au début de mars,
à la bibliothèque Mériadeck un livre d'artiste avec le peintre André Jolivet,



puis j'ai eu le bonheur d'être publiée dans la belle revue papier de Jean-Paul Goiri, le Festival Permanent des Mots,  FPM n°9,
dont j'ai déjà mis le lien ici, et que je redonne : http://www.fepemos.com/
voire  http://festivalpermanentdesmots.e-monsite.com/
parce que le site mérite d'être visité et parce qu' une maison d'éditions vient de naître, au nom qui laisse présager des découvertes en écriture.
Voilà les éditions Tarmac !  
Fouler les herbes sauvages qui résistent au bitume avant d'envoyer sous la nue le long courrier de l'aventure humaine !

 
J'ai également été convié à participer à un recueil collectif pour une cause qui tient à cœur l'éditrice, qui engage comme l'écriture engage toujours, et qui me plait farouchement : "Dehors" à paraître bientôt;

et le dernier jour de ce mois, j'apprends que je serai publiée aux Éditions Henry, un recueil à paraître en septembre.



jeudi 24 mars 2016

L'infini allongé d'eau









L'infini sur un miroir  
un grand huit allongé 
quelque part pour filer
là où tout commence 
dans le corps en streaming
un flux sans cesse qui court
après des feux
et la rumeur des fous
qui réclament


la langue dans la bouche
écrit l'histoire
une odeur de fleurs
d’héliotropes
un bain brûlant les couloirs et
l'attente de tes pas 
au bord de ma nuit


pleine de grâce
le vent  poing levé
le ciel debout  
tout cassé
les godasses dans une flaque
creusée
au talon de l'aiguille






lundi 7 mars 2016

Printemps des Poètes | Little Big Book | "Rester dans un vertige"


5 mars 2016
Bibliothèque de Bordeaux

Je découvre enfin mon livre d'artiste composé par le peintre André Jolivet 
qui m'avait appelée un jour pour me proposer de participer à son projet 
Little Big Book - Le monde  des villes - peinture &  poésie

                                    Je lui ai envoyé un texte. Rester dans un vertige. Il a peint.
Pour un Little Big Book 



 

Ce samedi 5 mars, à la bibliothèque Mériadeck, avec d'autres auteurs présents dont Dominique Boudou, Claude Chambard, Thomas Déjeammes, Marianne Fiori, Brigitte Giraud, Allain Glykos, Dominique Massaut, Derek Munn, Frédérique Soumagne, et Jérémy Taleyson,
j'ai rencontré André Jolivet 
...et ouvert mon livre.
Papier gaufré, une peinture aux pigments de marc de café et de brou de noix,
des encres bleues et brunes employées comme lavis...
Il est vraiment vraiment su-per-be !  

Un livre d'artiste, c’est précieux, c'est rare, c'est unique. 
On ne le tient, regarde, sent et lit pas tout à fait comme un autre.




 















 












Poursuivre quelque chose de soi-même
dans la marche   sur les quais    on ne sait pas quoi
un temps de solitude à la pluie du trottoir.
Se laver les yeux de l'inquiétude,
le rimmel à tes doigts, 
le regard balancé dans le bleu, paf !








 au fond du ventre, des yeux,
en lisière d'un paysage si grand qu'il pourrait échapper.
Où serions-nous alors si
le regard ne le creusait pas
pour y entrer ? 



































vendredi 4 mars 2016

Comme ça murmure





"J'aime bien vous regarder"
Alors je tombe à pic
dans le présent,  tombe, tombe...
Ricoche sur tes paupières,
lape des mots enchevêtrés,
l’épingle des virages.

Ça vient de la terre,
ça murmure d'en-bas
et penche au ciel
très haut.

Les bleuets sortent des terres
flétries d'absence et des matins neufs.
Les oiseaux grappillent les mystères et les marais,
sauvés des têtes de gondole des solitudes,
comme ivres  et
désemparés.

Le jour décroît,
mon corps goutte à goutte,
se love.
J'adore ça quand

il pleut
tout mon soûl.























 


mercredi 2 mars 2016

Pour toi





Une lune pleine s'est détachée du soir,
pas bien grande, 
pas bien ronde.
A cause de ça, elle veille
dans un coin de ma cave.