"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

samedi 31 décembre 2016

vendredi 30 décembre 2016

Éclairer la vie/l'amour


                                                                         Photographie | Juliette Jourdain 


Les lampes de l'abandon
ont planté en toi leur feu.
Elles brûlent 
d'être.

Mais comment fléchir les ombres  
sur le mur
avec des miroirs convulsifs ?





vendredi 23 décembre 2016

Parfois ton visage...





Parfois d'autres attentes d'autres silences
parfois des milliards d'âmes et 
des frémissements croisés entremêlés 
parfois des désastres
comme si on avait besoin de personne il a dit 
parfois d'autres alertes des sommeils
et l'éternel égarement humain d'un courant à remonter
parfois d'autres jours 
ta présence au cœur de guingois 
et ce chemin à se creuser tout seul 
parfois une fenêtre  parfois une cloison 
où appuyer son front
parfois d'autres gestes à essayer de  
trouver la cadence de la fragilité 
le commencement de ton visage




mardi 20 décembre 2016

Quelque chose





Les images tiennent si peu la chair 
oublieuse des beautés rouges
tellement bouleversantes

dis-moi 
dis-moi quelque chose 
une vibration une harmonique
gorge langue et bouche
inaliénables
les signes inouïs
de l'inattendu 
un sac dont on ne se sépare pas
une voix collée à soi
contre le noir
qui cogne











dimanche 18 décembre 2016

La nuit penche




Ne pas éteindre la nuit qui penche
la flamme du bout du cœur  
cette grâce d'être encore

Ecoute le buissonnement de nos voix 
inventées 
dehors/dedans
un lent écoulement que c'est
dans nos veines
et le ventre
obstinées déchirantes désespérées
maigres amoureuses
pleines de plis
pleines de mousse
s'écroulent pas















jeudi 15 décembre 2016

Ainsi qu'en toi



Son regard bascule ainsi qu'en toi
le piège d'un soleil
ému
les doigts fermés
sur le naufrage qui attend
et les croit






lundi 12 décembre 2016

Les mouches ont des ailes et j'ai une auto





Ses yeux sont ouverts. 
Il fait ce qu'il a à faire. 
Il regarde devant lui.  
Il pense.   
Il ne peut pas faire autrement.
Il ne sait pas faire autrement.
Une idée après l'autre et mille questionnements ouvrent des tiroirs à questionnements, qui ouvrent des armoires à questionnements, qui ouvrent sacs et valises... Il dort peu.
Alors il procède par ordre. Par ordre d'urgence.
Mais l'ordre de l'urgence ne sert à rien.
Chaque urgence rebondit sur une autre qui devient aussi urgente que la première
Les urgences sont imbriquées les unes dans les autres.  
Alors il s'interroge sur une méthode plus efficace et il n'en trouve pas.  
"Moins fatigante", il pense. 
"Pour mon confort", il dit.    
Mais son confort essentiel est de penser.
Penser est "plus fort que lui". 
Alors il ne  pense plus aux méthodes possibles de tri.   
Il pense qu'il rate une façon d'exprimer ce qu'il est. 
Il est lucide sur ce qu'il est.
Et ce qu'il est ne lui convient pas.
Alors il réfléchit au moyen de  court-circuiter son système de fonctionnement mental.
Aux combinaisons possibles pour endormir sa pensée qui pense.
Donc il pense. 
A une parade. 



vendredi 2 décembre 2016

Film déroulant







Ne pas chercher le sens

mais ce qui échappe 

l'endroit fragile

la fêlure sur la vitre


                                                                      geste et regard        corps tout entier

                                                       vivant et insoumis des sons                   douceurs de loin

                                                                    des blessures d'amour et leurs chants


                                                                           elles te possèdent toutes 


                                                                                  avant de te saisir