"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

samedi 18 juin 2016

Le jour comme la pluie dégouline


Le jour comme la pluie dégouline
une éternité d'eau sur les trottoirs sur les parkings
rien n'est droit sur l'autoroute qui va au bout de quoi
essouffler la pensée 
     une femme crie dans une chambre
    dit qu'elle a mal au bras qu'elle veut mourir
    celle qui marche sans fin ressemble à une jeune fille 
    frêle aux cheveux très longs très blancs 
    les vieillesses ici ont mille ans et des misères
    elles se taisent sauf les yeux

le jour dégouline comme la pluie
une éternité de désirs sur les trottoirs sur les parkings
qui cherche à dire 

   la justice est terrible   debout et toute blanche
   les nuages ont des yeux verts 
   un oiseau laisse tomber son chant dans une flaque d'eau
   si seulement je pouvais peindre un visage triste
   une voix danse dans une cabosse
   remplie de sentiments
   le regard pour des mots
   indéchiffrable aux lèvres   


6 commentaires:

  1. Très beau, Brigitte ! Mais rectifie stpl. peindrte en peindre dans le 5e dernier vers.

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    1. oh oui, merci giulio ! je rectifie TOUT DE SUITE. T'es un ange !

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    2. Merci de ton passage ici, Mokhtar !
      Amitiés

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  2. Pour les mots qui échappent. Les regards qui ne savent pas toujours où se poser. Une vie qui défile. L'une et l'autre semblables et pourtant si différentes.
    Je lis ces interrogations ou plutôt ce constat.
    Beau texte.
    Je pense à.

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