"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.
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samedi 7 novembre 2015

Autour de minuit | Recueil de photo et texte n°26


                                                                                                          Photo | Isabelle Lagny


Le vertige des plis
au paradis des traverses
une lumière blanche sur le mur
magie à l'aveugle
je tâtonne dans ce présent


un autre monde hisse le monde
par petits bouts
de petits morceaux de corps
frôlés caressés
infiniment bras bouches
confusions des secondes tombées
à genoux
dans la lenteur qui serre
une histoire échappée entre les doigts
et le ventre/boîte à nœuds de désirs
loin enfouis pour toujours

silencieux mouvements pour réveiller la terre
fouiller son humidité 
en toi
la peau jusque dans la voix
sans raison
même sombre
un phare au milieu de nulle part
la nuit respire
glisse
et s'enfonce






dimanche 1 novembre 2015

Le baiser de l'oiseau | Recueil de photo et texte n°25

                                                                                                                        Photo | Isabelle Lagny


Ils sont les chancelants
penchent tout leur corps
ramassé du baiser
ils disent que c'est le vent
rien que le vent
qui verse

ils ferment les yeux
crèvent le paysage 
un coin de ciel qui reste
le froid du monde
et la brisure
soulevés

une eau mouvante sur la nuque
après
les rince
quelque chose comme une chance 
ou une douleur
qui piaille











  




samedi 20 juin 2015

Ici, c'est l'effet Tyndall qui manque | Recueil de photo et texte n°24


                                                                                                                            Photo | Isabelle Lagny


Tu renverses le jour  
et  le ciel te perd
Un mot pourrait effriter ta peau   
ton corps tout entier tomberait là          
accroché à rien
une absurdité que tes pas enfoncent dans le sol         
l'un après l'autre          
sans l'ombre d'aucune ombre     
immobilité parfaite des herbes et du sable     
de la colle au creux des mots
tu ne peux pas dire comment
tu remplis l'incertain de n'importe quel soleil 
pas plus  pas moins 


la mer penche dans ta voix
tu voudrais arracher la poussière de tes yeux
et puis celle de ton coeur
et celle de ton corps
la poussière que tes yeux voient dans la lumière
tu tends la main 
et tu ne saisis rien
tu dis "ici, c'est l'effet Tyndall qui manque"


lundi 30 mars 2015

Au bord de la page | Recueil de photos et textes n°23

                                                                                                   Photo | Isabelle Lagny




Tu t'étonnes de tout. Tu vois avec une acuité neuve ce que tes yeux regardent.
Les branches d'un ciel trop haut tiennent les oiseaux.
Les heures ont le vertige. Elles s'émiettent.

Tu restes longtemps immobile
près d'un banc
ou d'un baiser.

vendredi 29 août 2014

Baisers d'été | Recueil de photo et texte n°22


                                                                                                                                   Photo Isabelle Lagny


On voudrait dire aux gens  nous sommes.

Saisir un trouble, un geste, un regard infroissable,
un mouvement de soi à l'intérieur d'eux -mêmes
ou bien l'inverse. 

On voudrait dire tout ce qu'on a vu oublié/pas oublié,
consigné quelque part sur le coin de sa nappe en papier.
On ouvre cent fois le tiroir.

On regarde le bûcher du monde consumer nos défaites.
On fume une cigarette russe.
Sais-tu si ...Non, je ne sais pas. 
 
Sauf une vague dans un désert de plomb,
ce qui déferle de désir au secret d'un visage,
trois mots sur le point de encore loin de la mer.
et ce qui remue / remue pas dans le cœur
pas effrité, non, pas effrité !
debout contre un mur dans une grange. 

On supplie de ne pas jeter de sable
aux violettes dessinées sur un vase,
aux  broussailles des cheveux,
aux bouches tombées  tu sais-tu
dans le soleil si nous sommes.
 
Sentir seulement cent mille fois

la gamme des bleus sur nos tempes.
Juste ça.
Sur la terre comme au ciel.
Et même plus.