"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

mercredi 20 octobre 2021

La maison de Ravel

 


Peu à peu, chaque pièce se recroqueville sur le silence

des murs,

 des pas résonnent encore ici et là, 

ou bien est-ce sa voix qui appelle.


Alors on laisse la lumière faire ce qu'elle veut

dans nos yeux posés sur son visage.

 

 

 



                                                            

mercredi 13 octobre 2021

Les yeux dans un tiroir

 


Parfois, tu voudrais mettre tes yeux dans un tiroir,

et froisser les tuiles des mots qui ne t'abritent pas. 

 



mercredi 8 septembre 2021

Lisbonne"s vidéo, en t'attendant



 Ce mardi de l’inquiétude, je trompe l'attente. Avant de retourner à Pellegrin. Te voir / revoir, vite, vite vite !

Ce sera ma première vidéo avec Adobe Pro. Sur un ancien fichier d'images de noël 2018 dans lequel Lisbonne resplendit. On arpente ses pavés fabuleux, vieillis d’absences et de mémoires. 

Plus tard, dans le soir, tu me téléphones encore. Tu dis que tu l'aimes drôlement. "et plus que ça'.  


lundi 16 août 2021

"Aime-moi" par Luc Vidal, Sète, en ce juillet 21

 






 

 

  J'ai reçu aujourd'hui le texte de Luc Vidal quand il a présenté mon recueil "Aime-moi"

au festival des Voix Vives à Sète. 

Je vous le confie ici et je l'en remercie infiniment.

 

 

 

 

 

 

Présentation de Brigitte Giraud au festival des Voix Vives, Juillet 2021

 

«Aime-moi» est le dernier recueil, édité par Al Manar de la poète Brigitte Giraud.

Le titre même est-il un cri ?  Une métamorphose, un symbole d’un début d’amour-désir ? Une porte ouverte sur tous les possibles amoureux ? Est-il enfin une supplique ou tout autre chose ?

«Aime-moi» est un livre qui rêve du verbe aimer. On sent dans l’écriture de la poète un lyrisme de l’intimité, révélateur de la vie du cœur et du sentiment profond.  Le thème de la résurrection d’Éros est distillé dans le corps des vers et dans l’aventure amoureuse. Celle-ci est contée, évoquée sans détour.

« Chaque souffle, l’un après l’autre, s’éveille de sa mort». C’est comme une recherche de l’autre et de sa voix, et de la voix du verbe aimer tout ensemble.

Sa poésie est peut- être celle des amants tristes, déchirée comme une difficulté de vivre ou d’être à la croisée d’une étreinte vraie qui sauve.

Le dialogue des amants à fleur de peau, de rêves et de «solitudes désemparées » se fait jour alors, tenace, réel, concret mais sensuel.

«Boire encore à ta bouche, l’étreinte et la fumée,tu dis

Et quelque chose craque dans les hanches

Une écorce de la voix dans la voix

au fond de la voix, on ne sait pas bien où ».

«je» est ou devient cet autre « comme on apprend un autre corps ».

Ce livre « Aime-moi » est le récit des amants sûrs, de leurs inquiétudes et de la

lumière éclairante de leurs parole silencieuses et inédites.

Un de ses derniers livres «Passage au bleu» édité par les éditions Henry préfaçait d’une certaine façon ce «Aime-moi».

La poésie de Brigitte Giraud entretient un colloque sentimental permanent d’un visage à l’autre dans le don total amoureux tel un orgasme dépassé. 

« On sera seulement ventre et lèvres

 à s’attacher la douleur par saccades

 Cris et murmures dans le cri».

Le mot voix me semble être un des mots clés, un des mots-refuge de l’écriture poétique de la poète. Ce mot qui se rêve d’être la voix même du poème, «la paupière même du vent».

Je ne parlerai pas ici des images-métaphores qui peuplent vivantes et façonnent son style. Mais son lyrisme poétique, sensuel et actif, casse «les murs à l’intérieur de soi» et dit l’aventure d’un hymne à la voix, comme un âge d’or du baiser d’amour.     

«Aime-moi» dit le titre. Moi, lecteur, je l’ai aimé.

Je vous invite à faire de même.

 

Luc Vidal

 

 

mercredi 11 août 2021

Ogawa...

 

Ogawa a disparu de chez sa gardienne dans la nuit du 21 juillet. Il a sauté du deuxième étage, ou bien en est-il tombé, nous ne savons pas. Elle l'a cherché, a posé des affiches, a signalé sa disparition sur des sites.

Depuis notre retour de Sète, nous le cherchons tous les soirs. Nous ne savons plus où le chercher. Il me répondait toujours quand je l'appelais, il miaulait et nous suivait. Nous sommes désespérés. Nous avons mis des affiches partout, parlé à beaucoup de gens, offert une récompense à qui... Mais Ogawa reste introuvable et tous les scénarios sont possibles. 

Au fil des soirs, nous connaissons tous les chats du quartier, on dirait qu'ils viennent nous réconforter.

Mais Ogawa n'est jamais là. On croit le voir... et puis non, ce n'est jamais lui. 

Il nous manque. Ce soir, tout particulièrement. ...

mardi 10 août 2021

Mes "Voix vives" à Sète




 Mes Voix Vives à moi !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 J'ai eu le grand plaisir d'être poète invitée au Festival Voix Vives à Sète grâce à la publication de mon dernier recueil "Aime-moi" édité par Alain Gorius des belles éditions Al Manar. Je ne savais pas encore quelle semaine riche, dense, vibrante j'allais vivre, pleine de rencontres, de lectures, d'échanges et d'émotions. Mon programme était chargé. 

Dominique m'a accompagnée partout et a pris plein de photos, sur le vif, pour la trace. Ainsi je peux mettre ici quelques images de cette semaine folle et extra-ordinaire. Sans lui, rien n'aurait été pareil, rien n'est jamais pareil. Alors je l'embrasse encore.





 

 

 

 

 

 

 

 Alain Gorius, mon formidable éditeur et Delphine sur le stand des éditions... et mon livre "Aime-moi" au joli bandeau rouge.

 

 

Dans la rue Gambetta, la principale de Sète, il suffit de lever un peu les yeux...

C'est Nathalie qui a vu la première, alors que nous cherchions un bar, je crois que nous nous sommes posés finalement au Flore, Pierre Rosin,Yvette, Christophe, Nathalie, Dominique et moi.




Jour 1

Atelier poésie pour jeune public, rue des Trois journées, bar du Plateau


Jour 2
 
- Lecture en barque (départ du quai Léopold Suquet)
J'ai super aimé ce moment, il faisait très chaud et c'était tellement paisible cette écoute du vent, du clapotement des rames dans l'eau, des goélands, et celle des gens venus là. 
Extra-ordinaire heure marine !
 
 



 
 

 
 
 
 
- Un poète, un livre, présentation/discussion autour de mon recueil, menée par Gérard Meudal
Les images vidéos sont des fragments de la rencontre.

                                                                 
 


 
                                                                                        
 
Jour 3 
 
 Poésie et musique au méridien, lecture/discussion animée par Viviane Ciampi, 
avec le talentueux Laurent Sastre,  au handpan


Un accord parfait texte/musique, c'était magique !


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jour 4  
 
Poète et gens de la mer, lecture, échange, discussion présentée par Emmanuel Damon
Encore un magnifique moment sur le port, par l'accueil si enthousiaste et la pertinence du marin qui me faisait bien penser à Brassens (normal il mangeait à sa table !).





 
Jour 5

- Atelier d'écriture adulte avec l'association Filomer (pas de photo)

- Lecture musicale à la chandelle, présentée par Luc Vidal
avec Renzo Ruggiero au nickelharpa (instrument du 15éme siècle)
Sublime moment raccord et sublime musique dans la nuit de Sète !





Jour 6   
 
La tête dans les nuages Jardin du musée Paul Valéry, 
lecture accompagnée par la musicienne Claudia Christiansen. Ses notes ont donné une autre couleur à mon texte. Émotion !







Jour 7 

De voix en voix Lectures multiples, présenté par Josyane de Jésus Bergey

















 

 

 

Jour 8 

- Lecture en écho, en duo avec le poète Guy Allix, présentée par Claudio Pozzani


                                                                    



















- Poésie et harmonique en liberté, lecture accompagnée par la violoncelliste Catherine Warnier

Le vent s'était levé dans une fraîcheur de l'air, tout à coup. Le dernier jour du Festival, ma dernière intervention, toute émouvante par l'harmonique de Catherine. J'aurais pu pleurer.







 

- SPECTACLE DE CLÔTURE

Il faisait froid, il pleuvait dru, puis moins, puis encore. Le public est resté quand même. Sous des parapluies. Et le charme de l'instant.













Sète est fini, et, allez savoir,  j'y suis parfois encore un peu !  

 

Mille remerciements aux équipes engagées dans cette aventure, et 

particulièrement à la formidable Maïthé Vallès-Bled.



samedi 17 juillet 2021

La nuit bleue


 

 

Ton œil caresse la colline et les bois,

une tête de chat, un cheval, trois moutons et une biche que nous avons appelée avec de grands gestes lents,
avant de glisser dans l'eau
et de regarder flotter le soleil.