"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.
"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.
dimanche 15 mars 2015
Ici bientôt
Un peu de flou au bord du toit.
Des hommes taillent les arbres de l'autre côté du mur.
Le ciel s'ouvre plus grand sur le jardin.
On se distrait de soi.
On ferme les yeux sur le qui-vive.
On efface le trop.
Demain se déplie déjà dans les heures. On sait ça.
A cause du vent qui nous rince les lèvres.
On dit que l'on voit loin quand la pluie verse en nous.
samedi 14 mars 2015
Par éclaircies
Au matin, le corps glisse dans une fissure et les yeux voient le mur tout droit debout
qui tombera une brique après l'autre.
Par éclaircies, les mots abandonnent l'ombre, chuchotent ce qu'ils ne savent pas,
des ciels obstinés tellement à s'ouvrir.
La mémoire s'endort quand tu viens.
mercredi 11 mars 2015
Rencontre à la bibliothèque Flora Tristan | 7 mars 2015
Médiathèque
Flora Tristan, samedi 7 mars
Une bibliothèque n'est pas un lieu comme les autres.
Fraternité des êtres et des livres. Le soleil nous accompagne. Le Printemps des Poètes est là, dans l'accueil généreux des bibliothécaires et des regards amis venus sur les 11h nous écouter, Claire Massart et moi.
Une conversation autour de nos livres et de nos univers croisés. En simplicité. "L'oubli des étangs" et "Seulement la vie, tu sais" trouvent leurs passerelles, un petit pont où se rejoindre. Une histoire de paysages émotionnels qui se rencontrent.
Une bibliothèque n'est pas un lieu comme les autres.
Fraternité des êtres et des livres. Le soleil nous accompagne. Le Printemps des Poètes est là, dans l'accueil généreux des bibliothécaires et des regards amis venus sur les 11h nous écouter, Claire Massart et moi.
Une conversation autour de nos livres et de nos univers croisés. En simplicité. "L'oubli des étangs" et "Seulement la vie, tu sais" trouvent leurs passerelles, un petit pont où se rejoindre. Une histoire de paysages émotionnels qui se rencontrent.
Merci à celles et ceux qui sont venus nous entendre, à Monique Moulia et Meriem Martin pour le Marché de la Poésie, ainsi qu'à l'équipe formidable et chaleureuse de la bibliothèque Flora Tristan.
et ce soir 11 mars, nous y serons invitées avec d'autres auteurs pour la 16ème édition du Marché de la Poésie
sous le signe de « l'Insurrection Poétique »
Halle des Chartrons
Mercredi 11 mars 2015
dimanche 22 février 2015
Les pieds dans le soleil
La voiture.
Ne pas aller loin.
Pas trop loin dans les marges.
Se laisser conduire par la route.
Des gens moutonnent le ciel en balade.
Ils lèvent les yeux,
en lisière d'un paysage si grand qu'il pourrait échapper.
Où serions-nous alors si
le regard ne le creusait pas
pour y entrer ?
Toi,
tu te prends les pieds dans le soleil,
c'est tout bon !.
vendredi 20 février 2015
Des lianes parmi les toits
Le jour, très net et très pâle, déplie des gestes
de café au lait.
Un tram, au loin, souffle tout engourdi,
raille le vent dans la rue.
La rue très nette et très pâle.
Une pâleur de rue venue de n'importe où pour nulle part.
Tu écris "nulle part", mais "ici"est le mot juste.
Est-il jamais possible de savoir où l'on va ?
L'espace s'élargit d'un coup jusqu'à la maison, et
tu souris.
Le journal tombe de la table,
les mots glissent dans l'inquiétude.
Tu ne rattrapes rien.
Tu montres du doigt, passé la route, un chantier de sentiers.
et des broussailles.
Tu tâtonnes,
mais sans compter les jours ni le temps, tu dis ça !
seuls les regards, seule une rigolade, un éclat de rien,
et ce qui vient à toi,
des lianes parmi les toits
vendredi 6 février 2015
On a laissé
On a laissé faire,
un temps sans rien,
sans vide, sur les perrons, dans les rues,
sous les lampes, on a laissé
les mots à leur phonétique,
on n'a rien creusé, rien forcé,
laissé la lumière grimper les marches,
puis entrer dans la chambre,
détendre le creux des oreillers,
les paupières tièdes,
on a laissé le ciel
ouvrir son parachute.
mardi 3 février 2015
Fuir ou selon
sur le rebord de la fenêtre,
du pain et de l'eau pour des oiseaux
les pattes dans la glu abstraite
du corps sans appui,
un vertige tombé d'où ? dans les mains vides
qui ont froid,
savent rien du froid,
une couleur de froid,
voudraient fuir.
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