"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

lundi 12 décembre 2016

Les mouches ont des ailes et j'ai une auto





Ses yeux sont ouverts. 
Il fait ce qu'il a à faire. 
Il regarde devant lui.  
Il pense.   
Il ne peut pas faire autrement.
Il ne sait pas faire autrement.
Une idée après l'autre et mille questionnements ouvrent des tiroirs à questionnements, qui ouvrent des armoires à questionnements, qui ouvrent sacs et valises... Il dort peu.
Alors il procède par ordre. Par ordre d'urgence.
Mais l'ordre de l'urgence ne sert à rien.
Chaque urgence rebondit sur une autre qui devient aussi urgente que la première
Les urgences sont imbriquées les unes dans les autres.  
Alors il s'interroge sur une méthode plus efficace et il n'en trouve pas.  
"Moins fatigante", il pense. 
"Pour mon confort", il dit.    
Mais son confort essentiel est de penser.
Penser est "plus fort que lui". 
Alors il ne  pense plus aux méthodes possibles de tri.   
Il pense qu'il rate une façon d'exprimer ce qu'il est. 
Il est lucide sur ce qu'il est.
Et ce qu'il est ne lui convient pas.
Alors il réfléchit au moyen de  court-circuiter son système de fonctionnement mental.
Aux combinaisons possibles pour endormir sa pensée qui pense.
Donc il pense. 
A une parade. 



2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Dans les nuits sans sommeil de trop penser, laisser la place aux songes et dormir. Je veux bien la nuit cesser de penser trop consciemment.

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