Le regard balancé dans le vent, paf !
Tu te cognes à un truc immense le ciel
prend des airs foutraques
gueules de chiens et bouches
une lampe quelque part mais où ?
C'est le bordel là-haut ! dit un haïku en rade
Nous nous tenions
dans les soirs
toi/moi
seulement ce mot une chute tenir tu disais
Tout en bas l'enfer
inconsolable
ton visage et ta voix
je gardais tout
je t'attendais
qui sauvais
ce qui reste
pour rester encore
là
Comment fuir les vagues
qui noyaient les heures
les secondes à compter
à recompter encore
qui écrasent
des pierres
Jours maudits pliés
au travers du corps
tu les rafistolais
toute seule
avec tes mains
il y a un an... Remercier ma sœur, un ange sur la Terre, Dominique bien sûr, Gérard évidemment, mes amis présents Catherine, Christine, Isabelle, et Elvire et ceux qui m'ont aidée sans le savoir Jean-François, Catherine, une pharmacienne, une vendeuse à la Fnac, une femme sur un parking qui m'a offert une cigarette
En coin,
dans un coin du monde,
en face,
en lieu et place,
en amour,
en partie prenante et liée,
je suis, pense, te pense, et en plus
en héritage,
en espérance,
en perspective
en angle aigu,
en attente de,
en suspension,
en gants noirs,
en alerte,
je te garde.